Hors-série Gotlib 23 décembre 2016 (hors abonnement)
» Édito |
Fluide Glacial  Merci Patron !
Couv. : Gotlib + Gérard Viry-Babel | 100 pages | 6€95
23 décembre 2016 (hors abonnement)
  Gérard Viry-Babel
À Gotlib, la bandessinnée reconnaissante
Gotlib est mort. Sa disparition laisse Fluide Glacial orphelin puisque, comme il le disait souvent dans une pirouette : « Fluide Glacial c'est ma maison fils ».
Mais nous, les enfants de Fluide Glacial, nous perdons plus qu'un grand-père, nous perdons un Patron. Pas un patron au sens « CAC 40 » du terme, non... Un Patron avec un grand « P » : pour nous certains il était le patriarche, pour d'autres le protecteur, celui qui nous a lancé dans le métier ou tout bêtement, celui dont la figure tutélaire bienveillante flottait toujours dans les couloirs de la rédaction et dans les pages du magazine, même s'il était rangé des bagnoles depuis pas mal d'années.

Pour toutes ces raisons, nous, la rédaction, les dessinateurs et rédacteurs de Fluide Glacial, avons tenu à lui rendre un dernier hommage en retraçant son parcours depuis la création du journal, soit exactement la moitié de sa vie : 41 ans d'Amusement, d'Umour, de Dérision, d'Ilarité.

Et avec la participation de ses amis artistes, journalistes, chanteurs, comédiens, musiciens, etc. lui dire tout notre amour, notre reconnaissance et toutes ces sortes de choses...

Adieu Patron !
Gérard Viry-Babel


Fluide Glacial Hors-série
Fluide Glacial Hors-série 100% Q

l'Édito
Pour une fois, un VRAI éditorial, car j'ai une chose à dire.
par Gotlib
Il me faut la dire toutes affaires cessantes, aussi pénible que soit l'effort à fournir pour cela. Oh, c'est très court, deux ou trois lignes, guère plus. Mais ces quelques mots : ils doivent être dits. Ils vont, j'en suis persuadé, jeter ici une note de gravité, de sérieux auxquels vous, lecteurs de Fluide Glacial, n'êtes certainement pas habitués. Vous ne manquerez pas d'être déroutés, peut-être même agacés.

En effet, c'est bien la première fois que le style de notre magazine, à base d'effets drolatiques ou de cinglante dérision, sera abandonné. Tout du moins l'espace de cette page. Mais qu'on le veuille ou non, c'est dans l'éditorial que les choses importantes doivent être dites au premier chef, même si l'esprit du présent éditorial entre en contradiction avec le ton habituel de notre revue.

Je n'aime pas beaucoup l'indignation.
Je sais qu'elle n'a jamais rien arrangé. Verbiage, littérature et logorrhée ont toujours piètre mine dans une revue consacrée au dérisoire. Ils font long feu. Qu'on me comprenne bien : il n'est pas dans mes intentions, comme on dit, de « casser le coup ». Amusement, humour, dérision, hilarité il y a toujours eu, amusement, humour, dérision, hilarité toujours il y aura. Tout du moins, tant que Dieu nous prêtera vie ou tant que les petits cochons ne nous mangeront pas. Touchons du bois. Dieu n'a pas mis fin au prêt, et les petits cochons se sont nourris ailleurs. Donc permettez-moi (avec toutes les excuses que je vous adresse à l'avance pour ce sérieux soudain), permettez-moi de dire ce que j'ai à dire. Ne serait-ce que pour me décharger d'un poids.

J'ai depuis trop longtemps bâillonné ma plume et il est nécessaire que je desserre le noeud, juste un moment. Et quel moment plus favorable que celui-ci ?

Ce préambule, un peu long je le crains, étant terminé, j'entrerai maintenant dans le vif du sujet en cédant la parole à mon coeur désabusé pour que s'en échappe, en quelques mots lapidaires, l'objet de mon juste désenchantement.................  →

J'ai une chose à dénoncer et c'est pas facile.
Voici de quoi il s'agit :